Bientôt une étude sur le glyphosate pour «trancher» sur sa dangerosité

tracteur répandant du glyphosate
Bientôt une étude sur le glyphosate pour "trancher" sur sa dangerosité
Par AFP/Relaxnews publié le
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Une étude "indépendante" qui aura pour but de "trancher" la controverse sur la dangerosité de l'herbicide controversé glyphosate, et notamment son caractère cancérogène, va être lancée prochainement, a-t-on appris lundi 25 février auprès de l'Anses.

Alors que de nombreuses études corroborent la nocivité du glyphosate et ses impacts sur la santé, l'environnement et la biodiversité, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a été saisie ce lundi par les ministres de l'Agriculture, de la Santé et de l'Environnement afin de produire une étude sur sa dangerosité.

Prouver sa cancérogénicité

"Nous établissons le cahier des charges d'une étude indépendante qui devrait éclairer la question des dangers du glyphosate, pour essayer de trancher cette controverse sur les dangers du glyphosate et en particulier sa cancérogénicité", a déclaré Françoise Weber, directrice générale déléguée de l'autorité sanitaire, en charge des produits réglementés, lors d'une conférence de presse au Salon de l'agriculture à Paris.

"Dès lors que nous aurons terminé le cahier des charges -dans les semaines qui viennent, nous sommes au bout de ce processus-, il sera transmis aux ministres", a-t-elle précisé. 

Lors de la clôture des États généraux de l'Alimentation, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé "une expertise collective" qui devait être lancée par l'Inserm dès 2018. "L'Anses élaborera le cahier des charges des études complémentaires à mener sur la dangerosité du glyphosate", avait précisé le chef du gouvernement.

"Ce n'est pas forcément nous qui la ferons", a indiqué Mme Weber à propos de l'étude proprement dite, évoquant "un consortium d'institutions de chercheurs pour la mener", avant d'ajouter que l'Anses suivra la mise en place de ladite étude.

Une bonne nouvelle mais la question se pose si elle sera réalisable face au poids des lobbies des pesticides et de la firme Monsanto-Bayer. 

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