Une substance chimique présente dans le dentifrice à l’origine de maladies osseuses

Une substance chimique présente dans le dentifrice à l’origine de maladies osseuses
Une substance chimique présente dans le dentifrice à l’origine de maladies osseuses
Par Cécilia Ouibrahim publié le
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Si deux tiers des dentifrices contiennent du dioxyde de titane, un autre composant nocif a été pointé du doigt par une nouvelle étude.

Et si se brosser les dents rendait malade ? En mars dernier, l’association Agir pour l‘environnement a révélé que deux tiers des dentifrices renfermaient du dioxyde de titane, une substance controversée qui contient des nanoparticules. Une étude récente alerte sur la présence d’un ingrédient décrié dans la composition des pâtes blanches. Publiés dans le Journal of Clinical Endocrinilogy & Metabolism, les travaux dévoilent qu’un agent chimique, le triclosan, présent dans les dentifrices, augmenterait le risque de maladies osseuses.

Également présent dans les savons et cosmétiques

Selon l’étude, un usage quotidien des produits qui renferment du triclosan peut affecter les os et le squelette, en particulier chez les femmes. Cet antibactérien est également présent dans divers savons et cosmétiques

Les chercheurs ont examiné des échantillons d'urine de 1.848 patientes américaines après avoir épluché des données issues des registres du National Health and Nutrition Examination Survey (2005-2010). Ces analyses ont permis d’établir un lien entre les concentrations urinaires de triclosan et les risques d'ostéoporose. 

Les échantillons d’urine dans lesquelles le triclosan est présent en quantité élevée correspondent à des femmes aux os fragiles. Les auteurs de l’étude concluent également que ces femmes ont plus de risques de développer de l'ostéoporose, maladie diffuse du squelette qui diminue la densité osseuse et affaiblit la structure.

"Autant que nous le sachions, il s'agit de la première étude épidémiologique à étudier l'association entre la concentration urinaire de triclosan et l'ostéoporose chez les femmes adultes américaines. Les données étaient plus probantes chez les femmes ménopausées que chez les femmes pré-ménopausées. De futures études sont nécessaires pour valider ces découvertes", précisent les auteurs de l'étude.

 

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