Violences obstétricales : le docu à ne pas rater sur Arte

femme accouchement
Violences obstétricales : le docu à ne rater sur Arte
Par AFP/Relaxnews publié le
11251 lectures

Après des documentaires sur l'industrie du X et la lutte contre la prostitution en Suède, la réalisatrice Ovidie aborde ce soir le sujet des violences obstétricales, pour faire la lumière sur les actes traumatisants de l’accouchement.

Dans "Tu enfanteras dans la douleur" diffusé ce mardi soir à 22H40 sur Arte, Ovidie donne la parole aux femmes ayant subit des violences obstétricales, phénomène auparavant tabou dont on parle de plus en plus.

Cette question est entrée dans le débat public grâce à des blogs et aux réseaux sociaux, avant d'être l'objet en France d'un rapport il y a un an du Haut conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes (HCE), appelant à une "prise de conscience".

La réalisatrice a commencé à travailler sur ce sujet il y a deux ans, avant même que les langues ne se délient vraiment. Pour Ovidie, ce documentaire est la "suite logique" de ses précédents travaux, et parle avant tout de "consentement", un thème mis en lumière avec le mouvement #MeToo.

Des témoignages forts

La réalisatrice est partie à la rencontre de toutes les parties dans ce dossier sensible : des militantes comme la féministe belge Marie-Hélène Lahaye (qui a lancé en 2013 le blog "Marie accouche-là") et des médecins dont Israël Nisand, à la tête du Collège national des gynécologues français. La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa et des anonymes livrent des témoignages sur les actes traumatisants de leur accouchement, entre examens brutaux, gestes médicaux vécus comme une "mutilation" et paroles déplacées.

Le recours systématique à l'épisiotomie

Le recours sans consentement à l'épisiotomie (incision du périnée afin de laisser passer le bébé) a été particulièrement pointé du doigt ces dernières années par les jeunes mamans. En France, dans près d'un accouchement sur cinq, elle est pratiquée, et dans un cas sur deux, la femme déplore l'absence d'information, souligne le HCE. Pour en finir avec ces comportements, la parole des uns et des autres doit être entendue.

Commentaires