Covid-19 : avec le confinement, les tortues luths pondent à nouveau

Tortues
Covid-19 : avec le confinement, les tortues luths pondent à nouveau
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Par Justine Cerqueira publié le
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En Thaïlande, onze nids de tortues luths, une espèce en voie de disparition, ont été découverts depuis novembre sur des plages où les touristes sont interdits en raison des mesures de confinement.

Il n’était pas rare pendant le confinement de croiser un cerf ou un sanglier en pleine ville, ou un requin très proche des côtes, il semblerait que cette "pause" mondiale ait permis à la nature de reprendre ses droits. D'ailleurs, dans l'Hexagone, certains apiculteurs ont observé une hausse de la production de miel par les abeilles

En Thaïlande, les mesures mises en place pour contenir l’épidémie (interdiction des vols internationaux à appel à rester chez soi) ont totalement stoppé le flux massif de touristes. Des conditions idéales sur les plages désertes pour les tortues luths. Et pour cause, cette espèce de tortue géante a besoin d'un endroit calme et sombre pour pondre ses œufs.

Une espèce en voie de disparition

Les tortues luths sont les plus grande au monde, elles peuvent peser jusqu’à 900 kilos. Elles sont classées en voie de disparition à l’échelle mondiale, et sont inscrites sur la liste des espèces vulnérables par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Aucun nid de cette tortue marine n’avait été découvert depuis cinq ans.

Chaque nid de tortue luth peut compter entre 50 et 150 œufs qui sont ensuite recouverts d’œufs non fertiles, selon Futura Sciences. Les nouveaux-nés, qui mesurent environ 6 cm, naissent après une période d’incubation de 60 à 70 jours.

L’activité humaine met en danger les tortues

Selon le directeur du Centre de biologie marine de Phuket, Kongkiat Kittiwatanawong, ce chiffre constitue "le plus grand nombre jamais relevé en vingt ans".  Les tortues luths courent un risque élevé d’être tuées par des engins de pêche et d’être dérangées par des humains sur la plage, ce qui explique le fait qu’elles n’aient jamais pu pondre autant au cours des deux dernières décennies, explique-t-il à Reuters.

La pollution est également un facteur de maladie pour la tortue : "50 % des tortues que l’on retrouve échouées sur les plages sont malades à cause des ordures plastiques qu’elles ont avalées", avait affirmé à l’AFP Weerapong Laovechprasit, vétérinaire dans un centre public en Thaïlande, en 2018.

Fin mars, le personnel d'un parc national de la province méridionale de Phanga Nga bordant la mer d'Andaman a trouvé 84 bébés tortues après avoir surveillé les œufs pendant deux mois, relate enfin Le Petit Journal.

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