Covid-19: la campagne de vaccination française est lancée

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Covid-19: la campagne de vaccination française est lancée
Par AFP/Relaxnews publié le
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La campagne de vaccination française contre le Covid-19 a été lancée symboliquement dimanche dans un hôpital de Seine-Saint-Denis par l'injection du vaccin à une femme de 78 ans et un cardiologue de 65 ans.

"Je suis émue", a déclaré la septuagénaire, première vaccinée, Mauricette, une ancienne aide ménagère, vaccinée vers 11h00 au sein de l'unité de soins de longue durée de l'hôpital René-Muret de Sevran, établissement de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP).

"Ca chauffe!", a lancé cette ancienne habitante du Bourget (Seine-Saint-Denis) après avoir reçu l'injection du vaccin, Comirnaty, à ARN messager, développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech. Souriante, elle a été applaudie par le personnel hospitalier présent, a constaté la journaliste de l'AFP.

C'est ensuite un médecin cardiologue de 65 ans, le Dr Jean-Jacques Monsuez, qui a été vacciné, peu avant 11h20.

Une vingtaine de personnes âgées et de soignants devaient être vaccinées au total, à Sevran puis au centre gériatrique de Champmaillot, dépendant du CHU de Dijon.

Le gouvernement s'est fixé d'ici fin février l'objectif d'un million de vaccinés parmi les plus âgés et les plus vulnérables, particuliers et soignants, dans les 7.000 Ehpad et autres établissements assimilés.

Après le feu vert donné le 21 décembre au produit de l'américain Pfizer et de l'allemand BioNTech par l'Union européenne, presque tous ses Etats membres lancent simultanément dimanche leur campagne vaccinale, ouverte avec un jour d'avance par l'Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie.

Le vaccin, acheminé samedi dans l'Hexagone sous bonne escorte, était particulièrement attendu en France, où l'épidémie a tué plus de 62.500 personnes et où le virus circule activement. La présence de son variant britannique, possiblement plus contagieux, a été confirmée vendredi chez un patient.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser flamber l'épidémie à nouveau", a prévenu dans le Journal du dimanche le ministre de la Santé, Olivier Véran. Interrogé sur l'éventualité d'un troisième confinement, il s'est dit prêt à prendre "les mesures nécessaires, si la situation devait s'aggraver".

"Protéger les plus fragiles"

"Ce vaccin protège 95 % des individus contre les cas de forme grave et va sauver beaucoup de vies", a estimé le ministre, satisfait de pouvoir "commencer à protéger les plus fragiles d'entre nous".

La montée en puissance de la campagne vaccinale sera progressive: elle concernera la semaine prochaine 23 établissements dans les régions de Paris, Lyon, Lille et Tours, avant de s'intensifier pour atteindre une centaine de lieux dans les deux premières semaines de janvier.

Le gouvernement s'est fixé d'ici fin février l'objectif d'un million de vaccinés parmi les plus âgés et les plus vulnérables, particuliers et soignants, dans les 7.000 Ehpad et autres établissements assimilés.

Suivront "tous les retraités de plus de 65 ans" jusqu'au printemps, puis le reste de la population âgée de 16 ans et plus, toujours sur une base volontaire.

Le gouvernement espère avoir vacciné "15 millions de personnes à l'horizon de cet été", a précisé Matignon samedi, une échéance légèrement retardée par rapport à ce qui avait été envisagé.

Au pays de Pasteur, le scepticisme face aux vaccins reste élevé: une majorité de Français (56%) n'envisageaient pas de se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage BVA publié dimanche par le JDD et réalisé du 11 au 14 décembre.

Variant à plusieurs inconnues 

La vaccination sera-t-elle seulement opérante face aux nouvelles souches du coronavirus ? Tout laisse à "penser que les vaccins (existants) sont efficaces sur ces mutants", a tenu à rassurer samedi la Direction générale de la santé (DGS).

La question se pose avec d'autant plus d'acuité que les autorités françaises ont eu la confirmation, au soir de Noël, de ce qu'elles craignaient depuis plusieurs jours: la présence du variant britannique du virus sur leur territoire, à Tours.

Le cas concerne un Français résidant habituellement au Royaume-Uni, arrivé de Londres le 19 décembre, selon le ministère de la Santé.

Des contaminations similaires ont été signalées en Allemagne, au Liban, au Danemark, mais aussi en Italie, Suède, Espagne, au Japon et au Canada.

Selon plusieurs études présentées au Royaume-Uni, le nouveau variant est plus contagieux que la souche d'origine. L'une d'elles estime que cette contagiosité est supérieure de "50% à 74%" et que cela pourrait avoir des conséquences sur le nombre de décès et d'hospitalisations liées au Covid-19. Mais rien ne démontre à ce stade que cette variante entraîne des formes plus graves.

Photo : pixabay
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