Une fleur toxique cause la mort de plusieurs chevaux

cheval, pré, lumière
Un cheval dans un pré
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Par adele ndjaki publié le
Journaliste
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Dans le Gard, des propriétaires et vétérinaires bouleversés, font entendre leur désarroi après la perte de plusieurs chevaux. La responsable de cette tragédie : l’adonis d’automne, une plante toxique, présente dans le foin.

Le milieu équin ne vit pas ses meilleurs moments. En effet, la manade de Gré, située à Aigues-Mortes dans le Gard, connaît depuis plusieurs jours une vague de décès de chevaux, d’autres étant dans un état critique. Les animaux de cette écurie ont été intoxiqués. La coupable : l’adonis d’automne selon la propriétaire des lieux, Diana Gré. Dissimulée dans le foin, la fleur aurait été ingurgitée par les équidés.

Dans cet établissement, initialement composé de 46 chevaux, cinq jours auront suffit à décimer une partie du troupeau. Au total, 12 pensionnaires sont morts. 

Élan de solidarité

Désemparée, la vétérinaire de la manade, Claire Meyer, précise : "On peut juste agir sur les symptômes. Nous avons déplacé des montagnes, mobilisé des pharmaciens et des vétérinaires de toute la France pour nous procurer les substances susceptibles de les soulager".

Diana Gré donne avec émotion l’état actuel de la situation : "Beaucoup de chevaux sont sous perfusion", "en soins intensifs nuits et jours". Affectée, cette dernière confie au micro de France Bleu pleurer dès qu’une personne vient l’aider. 

D’ailleurs, une cagnotte a été mise en place. Le but : aider à payer les frais médicaux des chevaux. Actuellement, la cagnotte compte plus de 500 participants. 

L'adonis d'automne : une fleur toxique 

L’adonis d’automne est une petite plante rouge dont on ignore les origines précises (Proche-Orient ou sud-est de l’Europe). On la nomme également Adonis annuel ou Goutte de sang entre autres. 

Aussi belle que dangereuse, l’adonis d’automne est une fleur toxique. En effet, cette plante est composée de glucosides. Cette substance peut provoquer différents troubles : cardiaques, digestifs et rénaux.

Outre cela, le Centre Antipoison Vétérinaire (CNITV) estime que le risque de mortalité après la consommation de cette plante se rapproche de 80 %. 

Alors qu’elle était considérée comme étant en voie de disparition-sa population a baissé de 75 % depuis 1999-, la réduction de l’usage de produits phytosanitaires dans les années 1980 à 1990, conduisant à une préservation de la biodiversité, a bien pu entraîner son retour dans les champs.