Sièges-auto : les matériaux de fabrication, nocifs pour les enfants

enfant, siège-auto, mains, parent
Un parent qui installe un enfant dans un siège-auto
© Stocklib
Par adele ndjaki publié le
Journaliste
133 lectures

D’après une étude américaine publiée dans la revue “Environmental Health perspective”, les composants des matériaux utilisés dans la confection des sièges-auto ne seraient pas sans danger pour les enfants…

Indispensables pour assurer la sécurité des enfants en voiture, les sièges-auto pourraient, dans le même temps, représenter un danger pour nos chérubins. 

Après s’être appuyés sur diverses recherches internationales, plusieurs scientifiques américains affirment que les esters organophosphorés, des substances utilisées pour fabriquer des sièges-auto,  sont nocifs pour le développement des bébés. Rendant certains éléments de véhicules, textiles, meubles… moins inflammables, ces produits organiques pourraient affecter le développement du système nerveux, du cerveau ou encore les compétences sociales des enfants

Selon les auteurs de l’étude, de brèves expositions à l’organophosphorés dès le plus jeune âge pourraient engendrer de graves conséquences. 

Les chercheurs schématisent les processus d'intoxication pour une meilleure compréhension : passant dans l’air ambiant et dans la poussière, les produits chimiques se transfèrent sur les mains des individus qui les touchent sans le savoir. Les enfants qui portent tout à leur bouche sont ainsi particulièrement vulnérables. 

De surcroît, les scientifiques appuient leur théorie sur le fait d’avoir constaté une concentration de produits chimiques plus importante chez les plus jeunes participants aux recherches. Linda Birnbaum, co-auteure de l’étude l’affirme : "Les esters organophosphorés menacent le développement de toute une génération"

Des produits qui font "plus de mal que de bien"

L’usage de l’ester organophosphoré, présenté comme étant un produit chimique dangereux, inquiète. Pourtant, son utilisation ne serait pas indisapensable selon les experts. Pour Carol Kwiatkowski, également co-auteure de l’étude, ces substances présentes "dans de nombreux produits ne remplissent aucune fonction essentielle et présentent un risque grave, notamment pour nos enfants". 

C’est la raison pour laquelle les scientifiques estiment que les esters organophosphorés doivent être utilisés uniquement si aucun autre produit ne peut les remplacer. L’investissement de technologies alternatives doit également faire partie des projets gouvernementaux selon les chercheurs. Pour ces derniers, l’exposition à ces composants chimiques doit disparaître ou être fortement réduite notamment dans les produits destinés aux enfants. 

Les scientifiques tirent la sonnette d'alarme en concluant que les produits composés d’esters organophosphorés "peuvent faire plus de mal que de bien". 

Source(s):