Cancer de la prostate : ce combo perdant qui augmente le risque

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le symbole du cancer chez les hommes
© Pixabay
Par Adèle Ndjaki publié le
Journaliste
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Une nouvelle étude publiée dans la revue “Nutrients” montre de quelle manière une mauvaise alimentation associée à l’exposition de polluants augmente le risque de cancer de la prostate.

Si le lien d’une mauvaise alimentation sur certains cancers est déjà prouvée scientifiquement, une étude publiée dans la revue Nutrients suggère qu’une exposition à des polluants tels que les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) combinée à un régime riche en graisses peut favoriser la progression de la maladie. Connus comme étant des produits chimiques synthétiques, les PFAS sont souvent utilisés dans la composition d’ustensiles de cuisine, de cosmétiques, de retardateurs de flamme… Le lien entre ses substances et le cancer de la prostate avait déjà été suggéré, néanmoins les scientifiques admettent que "le mécanisme par lequel les PFAS influencent le développement du cancer, n’est pas clair"

Une association qui agit comme un accélérateur de la maladie

Ainsi, pour en savoir plus, les chercheurs ont analysé les effets de cette exposition associée à une mauvaise alimentation. Après avoir mené plusieurs expérimentations sur de multiples souris, le Pr Zeynep Madak-Erdogan, co-auteur de l’étude et chercheur à l'université d'Illinois (États-Unis), déclare que l'exposition au PFAS agit en synergie avec les graisses alimentaires pour activer le gène codant pour les protéines PPARa, modifiant le métabolisme des cellules de manière à augmenter le risque cancérigène dans les cellules normales de la prostate tout en entraînant la progression tumorale dans les cellules malignes

Une avancée pour la lutte contre le cancer de la prostate 

Cette étude, qui s'appuie sur de précédentes recherches, confirme des résultats antérieurs. Toutefois, ces dernières expérimentations seraient les premières dans le domaine à fournir de nouvelles informations cliniquement pertinentes sur les nouveaux états métaboliques et épigénétiques. 

Selon les scientifiques, cette étude devrait aider au développement de stratégies préventives et thérapeutiques efficaces pour les cancers de la prostate. Ces derniers affirment que ces "résultats améliorent la compréhension de la façon dont les SPFP, en synergie avec les régimes riches en graisses, contribuent au développement du cancer de la prostate et établissent une base importante pour atténuer l'exposition aux SPFP".
Pour rappel, le cancer de la prostate s'inscrit comme étant le premier cancer le plus répandu chez les Français selon les derniers chiffres (50 400 nouveaux cas en 2018). 

Source(s):
  • www.e-cancer.fr