Les bonnes raisons de se (re)mettre au roller

Roller
Les bonnes raisons de se (re)mettre au roller
Par Claire Villard publié le
865 lectures

C’est le moment de ressortir votre vieille paire de rollers qui prend la poussière au fond du garage ! Car, à y regarder de plus près, ce sport-plaisir n’a que des avantages.

Sport-plaisir pourquoi ? Parce que c’est avant tout un loisir, une activité qu’on pratique pour le fun, comme quand on était enfant. Pour les petits, les patins à roulettes ne sont-ils pas d’abord un jeu ? En abordant le roller de cette manière, c’est-à-dire sans objectif de performance mais simplement parce que c’est amusant, vous aurez toutes les chances d’y prendre vraiment goût. 

Comme le vélo, le skate ou la trottinette, ils offrent une vraie sensation de liberté. C’est la raison pour laquelle leur pratique s’est envolée pendant et au sortir du confinement, avec le besoin de bouger ressenti par bon nombre d’entre nous, couplé aux restrictions en termes de distance kilométrique ou de durée de sortie. Pas besoin d’aller très loin, en général, on trouve rapidement près de chez soi de quoi pratiquer. Et une balade d’une demi-heure suffit amplement à se faire du bien et à se muscler. Car il ne faut pas l’oublier : une sortie en roller fait transpirer et travailler le cardio, tout en sollicitant cuisses, fessiers et abdominaux. Que demander de plus ?
Même s’il est agréable de rouler entre amis, c’est aussi un sport qui se fait en solo, ou du moins avec lequel il est tout à fait possible de conserver une distanciation physique. Et en extérieur, les risques sanitaires sont encore moins importants. 

Le roller, un sport peu traumatisant

Éric Omnes est président du club Roulez rose à Toulouse. Il a constaté l’arrivée de novices au début de l’été. Les stages d'initiation pour adultes des mois de juin et juillet ont d’ailleurs été complets très vite. « On a remarqué un engouement après le confinement, ça s’est vérifié sur le plan national, explique-t-il. Je crois que les gens ont eu envie de faire du sport à l’extérieur, mais ce qui les a motivés, c’est la bonne ambiance et le côté « on se prend pas la tête ». On roule ensemble, on discute, on prend l’air… »
Les profils des nouveaux amateurs sont multiples. « Nous avons des personnes de plus de 65 ans qui s’y mettent. Il n’y a pas vraiment de contre-indication médicale en plus, et c’est un sport qui va par exemple moins solliciter les genoux que le footing. Il n’y a pas d'arrêt brutal : quand on freine, on continue à rouler. C’est un peu un sport de feignant quelque part ! » Pour d’autres, plus jeunes, c’est aussi une occasion de partager une activité en famille. Et bien souvent, les parents y prennent goût durablement tandis que les enfants passent à autre chose l’année suivante. 

Il faut savoir que dans le roller, plusieurs disciplines existent. La plus accessible est appelée roller fitness, ou randonnée roller. L’objectif est simplement de se faire plaisir en se promenant en ville. Des randonnées urbaines sont organisées un peu partout en France et à Toulouse par Roulez rose. Comme au ski, des couleurs sont attribuées aux boucles en fonction du niveau requis pour s’y lancer. Ensuite, les riders peuvent se perfectionner en course, en slalom ou en freestyle. Il existe même du patinage artistique sur roller. 

Peu de contraintes

Louise, 28 ans, n’en est pas encore là. Mais alors qu’elle n’avait même jamais chaussé de roller étant enfant, elle s’est inscrite à l’un des stages de Roulez rose au début de l’été. Comme beaucoup, l’effet « déconfinement », mais pas uniquement. « Je venais d’arriver à Toulouse et j’avais aussi envie de rencontrer du monde. Il y a vraiment une bonne ambiance surtout dans les randonnées. Un des avantages pour moi : c’est un sport qu’on peut pratiquer seul ou à plusieurs, mais sans que ce soit une contrainte. Si je ne suis pas là, le groupe ne va pas en pâtir dans sa progression. » Liberté dans les sensations, liberté dans le mode de pratique : Louise a trouvé son sport de la rentrée. La technique s'acquiert peu à peu, et elle se fait déjà plaisir. « Comme je ne connaissais pas du tout, chaque sensation est nouvelle. Mais il ne s’agit pas juste d’apprendre et de faire : il faut ressentir le poids, le déséquilibre… C’est ce qui me semble le plus difficile et que je ne maîtrise pas encore complètement », décrit la jeune femme. 

Prêts à se lancer ? Cours et stages se multiplient en France, pour acquérir les bases avant d’arpenter seul son quartier. Préalable avant toute initiative : bien s’équiper. Le minimum est de posséder des protège-poignets et un casque. En complément, les coudières et les genouillères sont les bienvenues !

Roller à Toulouse : www.roulezrose.com


 

Photo : roulezrose.com
Commentaires