Fini la vie de bureau: tous en full remote

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Fini la vie de bureau: tous en full remote
Par Isabelle Frenay publié le
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Avant le covid, le télétravail classique, correspondant à une voire deux journées par semaine hors de l’entreprise, avait déjà la côte. Avec la crise sanitaire et l’obligation de rester chez soi, le travail à distance accélère sa mutation. Le full “remote” va-t-il devenir le nouveau mode de travail de demain ? Le point sur ce télétravail permanent, ses avantages et ses inconvénients.

Le freelancing, l’essor des outils technologiques et la recherche d’un meilleur équilibre vie pro/vie perso ont ouvert la voie au télétravail dont la flexibilité fait rêver beaucoup. Selon un sondage OpinionWay-Square Management pour “Les Echos” publié en mai 2020, 40% des actifs qui ont télétravaillé pendant le confinement souhaitent poursuivre l'expérience.

Qu'est-ce que le full remote ?

Face à l’épidémie du coronavirus, certaines entreprises comme PSA, fleuron de l’automobile français, a déjà franchi le pas en mettant au télétravail permanent ses 80.000 employés hors sites de production. C’est ce qu’on appelle le full remote (“isolé” en anglais). Fini le présentiel, l’employé peut travailler d’où il  veut du moment qu’il remplit ses missions et respecte les délais. L’entreprise n’est plus le lieu de travail. Certaines sociétés n’ont même plus de bureaux.  

Près de 4.500 entreprises dans le monde auraient adopté ce type d'organisation, d’après  Remotive.io, spécialiste de l’emploi à distance dans le secteur de la technologie. Le full remote est généralement pratiqué par des développeurs informatiques, des managers, des salariés du marketing, commerciaux, graphistes, employés fonctions support. 

Difficile de trouver un mode de travail plus souple où remplir sa mission rime avec liberté et bien-être. Terminé les heures passées dans les transports (1h10 en moyenne pour les Franciliens). Il devient possible de travailler pour des entreprises étrangères et internationales sans déménager. Autres avantages, bye bye les horaires fixes et les open-space bruyants. Travailler chez soi permet d’organiser son temps de travail,  déjeuner dans le calme, choisir ses moments de pause, et pourquoi pas faire une micro-sieste ou quelques tâches ménagères. Enfin,  vous serez jugé sur le résultat de votre travail et non sur le temps passé ou votre “capital sympathie” à la machine à café. Vos compétences sont d’autant plus visibles !

Full remote : les bonnes questions à se poser

Prudence cependant. Le télétravail systématique ne plaît pas et ne convient pas à tout le monde. En fonction des tempéraments, l’isolement peut conduire à un désengagement voire une dépression ou au contraire à un surinvestissement du travail. Savoir s’auto-discipliner en gardant un rythme de vie sain ( heure de lever, repas équilibrés à heures fixes, activité physique etc..), permet de préserver sa santé et prévenir le burn-out. Savoir s’arrêter en délimitant vie professionnelle et vie privée est primordial. Côté matériel, il faut s’assurer de travailler dans de bonnes conditions: un équipement de bureau adapté et une bonne connexion internet.
Le gros hic concerne le lien social et la synergie des équipes. Pas étonnant que les freelances investissent les espaces de coworking qui sont des lieux d’échange et de rencontres. Dans le cas du full remote, mieux vaut tenter de compenser avec des nouvelles formes de solidarité entre collègues via les messageries ou visioconférences. Le grand chantier concerne le management d’équipe qui doit être revisité pour fédérer et motiver les salariés. 

Photo : pixabay

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