Comment réussir ses semis ?

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Réussir ses semis
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Par Claire Villard publié le
Journaliste indépendante
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Jardiniers débutants ou confirmés, il est grand temps de préparer vos semis si vous espérez profiter de votre potager cet été ! Nos astuces pour transformer vos petites graines en beaux légumes.

Tout d'abord, pas d’inquiétude ! Tout le monde peut parvenir à faire germer des graines, main verte ou non. La première chose à prendre en compte est le calendrier et la météo. « On peut commencer à semer des tomates début mars dans le sud de la France, mais au nord, il vaudra mieux attendre le mois d’avril », suggère Octavia Ivan, fondatrice d’Adopte Ma Tomate, une application pour co-jardiner en ville. Certaines germent très vite, d’autres ont besoin de deux, trois mois pour se développer.
Avoir une vision d’ensemble de ce que l’on souhaite faire dans son potager est donc l’étape première avant de se lancer.

Semis : des variétés rustiques pour débuter

Sur le choix des variétés, Octavia insiste sur l’importance de se faire plaisir : « Parfois on se retrouve avec des graines qui ne nous intéressent pas. Autant les échanger et planter quelque chose que l’on souhaite vraiment voir pousser. Aussi, pour les légumes, je préconise les variétés rustiques et résistantes, plus faciles à réaliser pour les débutants. Cela permet de ne pas perdre la motivation en cas de ratés. »

Ensuite, on passe aux semis à proprement parler. Pour les légumes racines (carottes, panais, radis…), ils peuvent se faire directement en pleine terre, car ils supportent moyennement d’être transplantés. Sinon, on se procure des godets ou des petits bacs. Toutes les graines ne se plantent pas à la même profondeur. En général, les plus grosses ont besoin d’être enfoncées deux à trois centimètres sous la surface, tandis que les plus fines se posent juste sur la terre. Si vous achetez des graines en sachets, ces précisions seront certainement indiquées dessus.

Lumière, chaleur et humidité

Les jardiniers s’accordent à dire que pour une bonne germination, trois conditions doivent être respectées :

  • la lumière,
  • la chaleur
  • et l’humidité.

« Faites les grandir chez vous, à l'intérieur, à l’endroit le plus ensoleillé. Chez moi, j’ai peu de luminosité, alors je les sors durant la journée », explique Octavia. Pas d'extérieur en-dessous de 10 à 12°C la nuit. Quant à l’arrosage, globalement, le principe reste le même qu’au jardin : n’arrosez que si le sol est sec. Enfoncez votre doigt et jugez de l’humidité. La terre doit être suffisamment humide, mais pas trempée. D’ailleurs, Octavia précise qu’ « il vaut mieux pas assez que trop. Si vous avez des doutes, n’arrosez pas. »
Plutôt qu’un arrosage standard, on recommande de tremper les semis. On place les godets percés dans un grand contenant, type bassine, et on ajoute un peu d’eau au fond de celui-ci. De cette manière, la plante ne prend que ce dont elle a besoin. En outre, l’arrosage peut déplacer la graine. Procédez toujours en douceur, jamais avec un arrosoir à bec.

Pour ce qui est de la matière organique, là encore, il convient de faire le bon choix. Des terreaux tout près en jardinerie seront adaptés, mais si vous souhaitez faire vous-même un bon mélange, attention à ce qu’il ne soit pas trop riche. « N’ajoutez pas trop de compost, par exemple, préconise Octavia. Parfois, on a tendance à vouloir trop faire. Mais si la graine pousse dans un sol trop riche, elle pourrait se sentir agressée. D’autant plus qu’il faut mettre les semis en pleine terre ensuite, qui ne sera pas aussi riche. Ils seront alors affaiblie. »

Protéger ses semis des agressions

Pour bien prendre soin de vos futures plantations, il est important de les surveiller chaque jour, mais aussi de les protéger des éventuels agresseurs, comme les escargots, si vos semis sont en extérieur. Pour cela, vous pouvez les recouvrir de cloches (à acheter ou à confectionner avec des bouteilles en plastique découpées par exemple). Cela les mettra aussi à l’abri du vent, dangereux pour les petites tiges encore fragiles. Vous pouvez aussi détourner l’attention des rampants en leur donnant à manger ailleurs, grâce au paillage ou au compost que vous aurez déposer dans votre jardin. « À la fin de l’hiver, il n’y a plus rien à manger pour les escargots et limaces. Alors si vous laissez vos jeunes pousses à portée d’eux, ils vont forcément se jeter dessus. »

La germination est faite, ça pousse ! Rapidement, vous pouvez éclaircir vos semis. Les plantes ont besoin de place pour s'épanouir, n’ayez pas peur de supprimer les moins belles dès qu’elles ont quelques feuilles. Vous pouvez aussi remporter dans des contenants plus gros si nécessaire, mais gardez en tête que cette opération pourra les affaiblir, n’en abusez donc pas. L’étape finale de la transplantation arrive lorsque le risque de gelée est écarté (excepté pour les variétés d’hiver, comme certaines salades). Vos semis devraient être déjà à l’extérieur depuis une quinzaine de jours afin de les acclimater à leur nouvel environnement. Transplantez-les ensuite dans votre potager, avant de les arroser un peu. Vous n’avez plus qu’à les regarder grandir jour après jour !

 

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