Déodorant : une étude confirme un lien avec le cancer du sein et d’autres maladies

déodorant cancer
déodorant et cancer
© Stocklib
Par adele ndjaki publié le
Journaliste
2481 lectures

Publiée dans la revue scientifique "International Journal of Molecular Sciences", une étude suisse confirme les méfaits des sels d'aluminium utilisés dans les déodorants et leur rôle dans l’apparition du cancer du sein et d’autres maladies neurodégénératives notamment…

Dans le collimateur des experts depuis des années, les sels d'aluminium entrant dans la composition des déodorants, pour leurs  propriétés anti-transpirantes sont, une nouvelle fois, pointés du doigt. En effet, une équipe suisse de scientifiques a démontré leur impact sur l’organisme.

Il a souvent été suggéré que les sels d’aluminium étaient cancérogènes. Il semblerait que ce soit réellement le cas si l'on en croit les résultats de ces chercheurs. Pour dresser leur constat, ils ont exploité les cellules d’un hamster chinois (une race souvent utilisée pour évaluer la capacité de certains produits chimiques à être des facteurs aggravants, provoquant ou favorisant l'apparition d'un cancer).

Première observation : l’aluminium semble pénétrer et s'accumuler dans les cellules en fonction de la dose absorbée.  Mais ce n'est pas tout : les cellules exposées à l’aluminium déstabiliseraient les chromosomes (cassures létales de certaines cellules et nombre anormal de chromosomes dans une cellule) en fonction de la quantité consommée. 

Ces résultats seraient la preuve "irréfutable que l’aluminium est un cancérogène humain". En effet, cette instabilité chromosomique serait une caractéristique du cancer.

L'aluminium : un métal favorisant la survenue d’autres maladies 

Le cancer ne semble pas être la seule maladie pouvant être provoquée par l'aluminium. Des pathologies telles que Parkinson et Alzheimer, entre autres, ont été associées à ce métal. D’autres maladies sont également citées : l’ostéomalacie, l’encéphalopathie de dialyse, l’anémie microcytaire...

L’aluminium, souvent utilisé dans les produits cosmétiques, alimentaires, vaccinaux, mais aussi dans les médicaments, antisudorifiques et pesticides, reste facile d’accès. Pourtant, cet élément semble s’accumuler dans divers organes comme les os, le cerveau, le foie… 

Ses principales voies d’absorption : le nez, le système gastro-intestinal, la peau et les poumons. Les scientifiques le rappellent, l’aluminium "ne participe à aucun processus biochimique connu dans l’organisme" 

 

Pour lutter contre les odeurs sous les aisselles, une solution moins risquée existe : le déodorant, bio de préférence,  sans sels d'aluminium. Certaines plantes comme la sauge permettent aussi de limiter la transpiration. On pensera également au bicarbonate de soude, un véritable déodorant bon marché ! Toutefois, du fait de son côté abrasif, il vaut mieux l’utiliser ponctuellement, sur une peau non sensible et non sujette aux dermatites atopiques

Source(s):