Parkinson : les pesticides incriminés, l’alimentation et le CBD à la rescousse pour soulager les malades

Maladie de Parkinson
Maladie de Parkinson
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Par Charlotte Vierne publié le
Journaliste indépendante
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Les études sont aujourd’hui unanimes : le lien entre les pesticides et l’émergence de la maladie de Parkinson ne fait plus aucun doute, particulièrement chez les personnes génétiquement prédisposées. Pour s’en prémunir ou contenir son développement, il convient donc de se protéger des polluants et de privilégier un régime alimentaire adapté. Des solutions naturelles existent également, parmi elles : le CBD. On fait le point.

Seconde maladie neurodégénérative la plus courante après la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson toucherait plus de 6 millions de personnes dans le monde et près de 250 000 en France, où 68 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque jour. Son émergence résulte de sensibilités génétiques individuelles couplées à des facteurs environnementaux.

Haro sur les pesticides !

Plusieurs études attestent aujourd’hui du lien irréfutable entre l’exposition aux pesticides et le développement de la maladie de Parkinson. Dans son rapport publié le 30 juin 2021 sur les effets des pesticides sur la santé, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a en effet mis en évidence "le lien entre l’exposition aux pesticides et l’émergence de cette maladie neurodégénérative".

S’appuyant sur plus 5 300 publications scientifiques rassemblées à partir de l’interrogation de différentes bases de données (PubMed/ Medline, Scopus, Cairn...), ce travail s’inscrit dans la continuité de l’expertise collective « Pesticides : Effets sur la santé »1 mené par l’Inserm en 2013 et qui avait principalement examiné la littérature sur la relation entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la maladie de Parkinson. Elle formulait l’existence d’une « présomption forte » de lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la maladie de Parkinson sans pour autant conclure à l’effet de pesticides spécifiques. A cet égard, une augmentation de la fréquence de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs étant largement constatée, un décret reconnaît, depuis 2012, la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle chez les agriculteurs, ces derniers pouvant d’ailleurs prétendre à une prise en charge à 100 % et à une indemnisation en cas d’apparition de la maladie après dix ans d’exposition.

Si certaines études mettent en évidence une relation dose-effet, elles montrent également que la durée et l’intensité d’exposition jouent un rôle. Pour le professeur Scott Ryan, professeur au département de biologie moléculaire et cellulaire de l'université de Guelph au Canada, "les personnes exposées à ces produits chimiques courent un risque environ 250 % plus élevé de développer la maladie de Parkinson que le reste de la population." Mais de quels produits s’agit-il exactement ?

Paraquat et manèbe pointés du doigt

Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui est à l’origine de deux rapports successifs en date de 2013 et 2016, le risque serait particulièrement important avec les herbicides et les insecticides. Parmi eux, l’herbicide paraquat ou encore le 2,4-D et les insecticides organochlorés (notamment la dieldrine et le heptachlor utilisé pour protéger les cultures de maïs et aujourd’hui interdit) et les organophosphorés (comme la substantia nigra pars compacta, qui joue un rôle important dans le contrôle de la motricité). Mais ce n’est pas tout, les fongicides manèbe et le mancozèbe multiplieraient par deux le risque de développer la maladie !

Pour expliquer le lien entre pesticides et développement de la maladie de Parkinson, des scientifiques de l’université de Guelph au Canada proposent, dans leur étude publiée le 24 avril 2018 dans The Faseb Journal2, une explication cellulaire. Selon ces derniers, qui ont particulièrement travaillé sur le manèbe et le paraquat, lorsque nos cellules sont exposées aux pesticides, les mitochondries que l’on pourrait qualifier d’usine énergétique cellulaire, sont bloquées dans leur transport, empêchant ainsi les neurones d’être fournis en carburant pour fonctionner normalement.
Alors que dans la maladie de Parkinson, les mitochondries des neurones dopaminergiques, qui constituent la substance noire de notre cerveau, ne fonctionnent pas normalement, les chercheurs estiment que les personnes prédisposées à la maladie de Parkinson- notamment ceux présentant une mutation du gène de l'alpha-synucléine favorisant la maladie (SNCA-A53T)- "sont plus touchées par ces expositions à de faibles concentrations de produits agrochimiques et sont donc plus susceptibles de développer la pathologie."

Prévenir et contrôler la maladie avec le protocole Whals

On le voit, il convient, pour prévenir et contrôler le développement de la maladie, de réduire au maximum son exposition aux pesticides, comme le préconise d’ailleurs le Docteur Terry Whals dans son protocole contre les maladies neurodégénératives et auto-immunes.
Dans ce protocole mis au point en 2014, cette scientifique atteinte de sclérose en plaques, et qui a réussi à renverser sa maladie, préconise un régime alimentaire d’inspiration paléolithique et cétogène et contenant tous les nutriments (vitamines, minéraux et acides gras) nécessaires au bon fonctionnement de nos mitochondries, ces organismes dont la fonction consiste à stocker et distribuer l’énergie vitale (ATP) permettant aux cellules de bien fonctionner.

A grand trait, le régime consiste à éviter au maximum les aliments transformés pour au contraire privilégier un régime riche en légumes et nutriments (par conséquent biologiques) et en viande de pâturage et poissons sauvages biologiques (exempts d’antibiotiques). Le régime préconise également d’arrêter le gluten, le sucre et les produits laitiers et de diminuer les féculents. Les algues et les aliments fermentés semblent avoir un effet tout à fait favorable. Il est donc conseillé de les inclure le plus souvent possible. Le régime privilégie également la consommation de bonnes graisses (huile d’olive de première pression à froid et huile de coco).

Diminuer les symptômes de Parkinson grâce au CBD

Parallèlement à ce régime, différentes études ont mis en évidence l’efficacité du CBD pour soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie des patients, notamment dans la réduction des symptômes de la maladie.

En 2014, une étude réalisée au Brésil a démontré que la prise de CBD était associée à une réduction des symptômes moteurs et des douleurs ressenties3. Selon une autre étude réalisée en 2001 par les chercheurs Alyssa Laun et Zhao-Hui Song, de l’université de Louisville4, le CBD agirait en effet sur des récepteurs appelés CPR6 situés dans les ganglions de la base du cerveau. Connectant le cortex et le tronc cérébral, ces derniers sont indispensables au bon fonctionnement cognitif et à la motricité.

Cette étude atteste donc encore de l’utilité du cannabidiol qui, en contrebalançant la perte de dopamine avec l’activation des ères du cerveau responsables des mouvements, permettrait de soulager les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Et ce n’est pas tout : le CBD permettrait également de ralentir la destruction neuronale à l’origine de la maladie. D’après plusieurs études précliniques, il aurait en effets des propriétés neuroprotectrices5.

Si les huiles de CBD permettent d’agir par voie sublinguale sous dix à quinze minutes, il convient avant toute prise de consulter son médecin pour se prémunir de tout effet secondaire et prévenir d’éventuelles interactions médicamenteuses.

 

Pour aller plus loin :

Le site du Docteur Wahls 
Conférence TED donnée par T. Wahls le 11 novembre 2011 

Source(s):
  • Pesticides : Effets sur la santé
  • Nitration of microtubules blocks axonal mitochondrial transport in a human pluripotent stem cell model of Parkinson's disease - Stykel - 2018 - The FASEB Journal - Wiley Online Library
  • Effects of cannabidiol in the treatment of patients with Parkinson’s disease: An exploratory double-blind trial - Marcos Hortes N Chagas, Antonio W Zuardi, Vitor Tumas, Márcio Alexandre Pena-Pereira, Emmanuelle T Sobreira, Mateus M Bergamaschi, Antonio Carlos dos Santos, Antonio Lucio Teixeira, Jaime EC Hallak, José Alexandre S Crippa, 2014 (sagepub.com)
  • GPR3 and GPR6, novel molecular targets for cannabidiol. | Scinapse
  • Mechanisms of cannabidiol neuroprotection in hypoxic-ischemic newborn pigs: role of 5HT(1A) and CB2 receptors - PubMed (nih.gov)

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