Payé(e) pour être écolo ? Le nouveau credo pour sauver la planète !

Payé(e) pour être écolo ? Le nouveau credo pour sauver la planète !
Payé pour être écolo ? Le nouveau credo pour sauver la planète !
Par Cécilia Ouibrahim publié le
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Arrondir ses fins de mois en protégeant la planète, c’est désormais possible ! Pour inciter les populations à être plus écolo, les nouveaux dispositifs se succèdent dans différents pays.

Si l’environnement s’installe au centre des débats sociaux, elle acquiert une place de choix au sein des marchés. Les initiatives écologiques prennent du terrain et permettent désormais aux consommateurs de gagner de l’argent pour saluer leur conscience environnementale. De petits gestes pour l’environnement et une grande joie pour votre porte-monnaie ! 

Les trajets en vélo des salariés rémunérés aux Pays-Bas

Etre payé pour pédaler ? Aux Pays-Bas, le gouvernement réfléchit à rémunérer les trajets en vélo vers et depuis le lieu de travail. Le but : mettre fin aux interminables embouteillages dont le pays est en proie. Mondialement connu pour leurs nombreux vélos, les Pays-Bas en compte plus de 22 millions pour 17 millions d'habitants, selon l'association d'automobilistes BOVAG.

"Sortons de la voiture et sautons sur le vélo", a appelé la secrétaire d'Etat des Infrastructures, proposant "un dédommagement, payé par l'employeur, de 19 centimes pour chaque kilomètre effectué à vélo vers et depuis le lieu de travail". Les salariés devraient également pouvoir être remboursés après l'achat d'un nouveau vélo pour se rendre à leur travail, explique le ministère. "Le vélo apporte une contribution importante à l'accessibilité, la qualité de vie et la santé. Il réduit les embouteillages et laisse de la place aux personnes qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture", poursuit la secrétaire d'Etat.

Aux Pays-Bas, plus de la moitié des trajets en voiture quotidiens sont inférieurs à 7,5 km et plus de la moitié des employés vivent à moins de 15 km de leur travail. Avec le développement du vélo électrique, “c'est une distance qui peut facilement être couverte", selon le ministère, qui appelle tous les Néerlandais à se mettre en selle et opter pour le “vélo, boulot, dodo” !

Des bouteilles en plastique contre de l’argent au Royaume-Uni

Alors que le plastique peine à se recycler, la solution serait de récompenser les adeptes du tri. Pour réduire son empreinte carbone, le groupe britannique Iceland Foods propose aux consommateurs d’échanger leurs bouteilles en plastique contre de l’argent. La grande chaîne de supermarchés vient de mettre en place un système inédit : « des distributeurs automatiques inversés ». 


© Anirut Thailand – Shutterstock

Le principe est simple : les clients devront introduire des bouteilles en plastique dans les distributeurs prévus à cet effet. Les codes barres des bouteilles (achetées dans un des supermarchés de l’enseigne), seront scannés par la machine. Les clients pourront ainsi recevoir en échange des coupons d’une valeur de 10 pences (environ 0,11 euro) qu’ils pourront ensuite utiliser lors de leurs achats dans les magasins Iceland Foods. 
Une initiative qui s’inscrit dans la lutte contre la pollution plastique. Mais ce dispositif n’est qu’un essai et fait suite à plusieurs propositions du gouvernement britannique en faveur d’un système de recyclage de ces déchets. “Cet essai n’est cependant qu’une étape dans notre parcours.” Richard Walker, directeur général de Iceland Foods, ambitionne de bannir le plastique de ses magasins d’ici 2023.

Et en France ?

En France, les initiatives positives foisonnent. Alors que le site écolo CompaRecycle.com permet aux Français de consommer de manière intelligente en alliant gain de temps et d’argent, la start-up Yoyo a décidé de récompenser les citoyens triant le plastique. Sur son site, l’entreprise partage son souhait de “créer une barrière à la pollution des plastiques” : les consommateurs. Elle mobilise les habitants des villes pour agir et réduire ce fléau. En échange, Yoyo offre des bons de réduction sur des marques, matchs de foot, cinéma, concerts, ainsi que des gratuités sur des activités sportives et culturelles.

A l’image des néerlandais, la France a inscrit en 2016 l’indemnité kilométrique dans la loi de transition énergétique. Un dispositif qui incite les férus de bicyclette à pédaler pour se rendre au travail. Les employés peuvent gagner jusqu’à 200 euros par an, une indemnité exonérée de charges sociales pour les employeurs. Après deux ans d’application, le Club des villes cyclables a évalué l’efficacité de cette mesure. Résultat : « Dans les structures ayant mis en place l’IKV, la proportion d’utilisateurs réguliers du vélo pour se rendre au travail est bien plus élevée que la moyenne française : 9 % contre 3% environ », peut-on lire dans l’étude. L'objectif du Président du Club, Pierre Serne serait de rendre l’indemnité kilométrique vélo « obligatoire, déplafonnée et généralisée ». Mais pour l’heure, rien n'est encore acté du côté du gouvernement.


© Facebook - Réco France

La société Réco, filiale de Suez, groupe de gestion de l’eau et des déchets, a également choisi de parier sur l’écologie positive ! Sur les parkings des supermarchés, des distributeurs “inversés” recueillent les bouteilles et flacons en plastique des consommateurs contre un bon d’achat. 
Les collecteurs sont dédiés aux bouteilles plastique en toute genre : eau, lait, lessive ou shampooing. Ces machines, installées partout en France depuis 2013, distribuent des bons d’achat d’une valeur de 1 à 2 centimes d’euro, valable au sein de l’enseigne partenaire. Vous pouvez vous rendre directement sur le site reco-france.com pour localiser un collecteur près de chez vous.
 

Sources : 
Avec AFP/Relax News
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